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Miroir … mon beau miroir (la suite)

tete sur clavier

Une fonction miroir pour le coaching

Nous avons décrit dans un « post » du 14 février  la fonction miroir. Au delà de la fonction miroir, il y a « l’effet » miroir.

Celui ci signifie que tout ce que nous voyons chez les autres n’est que le reflet de nous-mêmes.

Lorsque quelque chose nous plaît.. chez quelqu’un, il s’agit généralement d’une partie de nous-même à laquelle nous nous identifions, à laquelle nous ne voulons pas croire ou que nous n’osons pas exprimer.

Dans le cadre de rencontres amoureuses, les individus cherchent à se rapprocher de certains autres parce que les critères de caractère raisonnent en eux, alors que d’autres les laissent indifférents, voire dérangeants.

La plupart du temps nous recherchons des personnes avec des qualités compatibles aux nôtres … C’est un jeu de miroir.

Nous disposons tous aujourd’hui d’un miroir particulier et moderne au travers des smartphones ou tablettes … Ce miroir nous l’utilisons lors des fameux « selfies » que nous  appellerons « ego-portrait ».

Utiliser la fonction miroir de la photographie (un éco-portrait) avec un client c’est déclencher (ou risquer de le faire) un effet miroir. Cet effet a pour particularité qu’il s’agit du client envers lui même.

Au lieu d’interroger le client  sur un mode direct : « Parlez moi de vous » … « Qui êtes vous ? » … « Que ressentez vous ? » etc…, on exprimera une forme indirecte « Qui est cette personne sur ce portrait photographique?  » « Que pensez vous d’elle ? » …  «Que pensez vous qu’elle ressent ? » etc…

Ce n’est pas de la sémantique, c’est un moyen détourné, moins « invasif », pour amener le client à se dévoiler.

Certains commenceront à répondre par des banalités sur la description physique de ce qu’ils voient … Mais très vite on pourra les mener à ce qu’il y a derrière le visage, au delà de tel ou tel trait.

Au demeurant il est très intéressant, parfois surprenant voire révélateur, de découvrir ce qu’un individu pense de son image …

Lorsque les commentaires débordent au delà de l’apparence, cela ouvre des axes de questionnement intéressants.

Quelle est l’estime de soi dont il dispose au moment où vous l’interrogez ?

Utiliser une image arrêtée facilite son commentaire… Le sujet n’est pas «présent» puisque c’est son image, arrêtée à l’instant de la photo dont on parle.

A l’inverse avec un miroir, l’image commentée est bien celle de celui qui tient l’objet … Le doute n’est pas possible … Le décalage se fait moins, la parole se libère moins facilement.

La photo permettra également de faire un bilan à un moment donné…de laisser une trace sur une évolution, ce que ne permettra pas le miroir.

Lors d’un coaching, utiliser un portrait photographique en fonction et en effet miroir va permettre de travailler l’approfondissement de l’expression.

Ajoutons qu’à l’instar du miroir, le coach accueille son client avec bienveillance et empathie, sans jugement ni préjugé.

La comparaison s’arrête là. A contrario du fameux miroir du comte de Grimm, le coach préfèrera que son client découvre, les réponses ou la vérité qu’il recherche par lui-même. Lui en assener une qu’il n’admettra, dans le meilleurs des cas qu’avec, relativité est un risque qu’il ne prendra pas.

Cette réponse ou vérité sera d’autant mieux admise et lui évitera d’ailleurs d’être l’objet d’une réaction négative forte ou violente, et (pour conserver l’image) d’être brisé dans la violence de la colère engendrée.

Cela se traduira le plus souvent par une rupture entre le client et le coach avec ou non la possibilité de reconstruire la relation.